Le Groupe d’action financière (GAFI) vient d’annoncer le retrait de quatre pays africains de sa liste grise : le Burkina Faso, le Mozambique, le Nigeria et l’Afrique du Sud.
Cette décision a été rendue publique à l’issue de la plénière d’octobre 2025 à Paris, consacrée à l’évaluation mondiale des dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).
🌍 Ce que cela signifie
Être inscrit sur la liste grise du GAFI signifie que le pays présente des déficiences stratégiques dans son dispositif LBC/FT, mais s’est engagé à les corriger dans un calendrier défini.
Sortir de cette liste traduit donc la mise en œuvre effective des réformes exigées et un renforcement de la coopération internationale en matière de supervision financière.
Selon le communiqué du GAFI, les quatre pays concernés ont achevé avec succès leurs plans d’action, démontrant :
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une meilleure coordination entre les autorités nationales (banques centrales, cellules de renseignement financier, autorités judiciaires) ;
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le renforcement des contrôles sur les institutions financières et les activités non bancaires ;
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et un engagement durable contre le financement du terrorisme et la criminalité économique.
🏦 Focus sur les pays concernés
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Burkina Faso : inscrit sur la liste depuis 2021, le pays a mis l’accent sur la surveillance du secteur financier et la coopération entre institutions.
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Mozambique : a renforcé la coordination nationale et l’évaluation des risques internes liés au blanchiment.
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Nigeria : a amélioré la coordination inter-agences et la transmission des informations financières à la CENTIF nationale.
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Afrique du Sud : a revu son arsenal législatif et institutionnel pour se conformer pleinement aux recommandations du GAFI.
💡 Un signal fort pour le continent
Avec ces retraits, l’Afrique envoie un message clair : les efforts de réforme et de transparence portent leurs fruits.
Les pays africains concernés gagnent en crédibilité financière, en attractivité pour les investisseurs et en fluidité dans les transactions internationales.
Cette évolution pourrait également encourager d’autres États du continent à accélérer la mise à niveau de leurs dispositifs LBC/FT, conformément aux standards du GAFI et des Groupes régionaux comme le GIABA.
📈 Que retenir ?
Le retrait du Burkina Faso, du Mozambique, du Nigeria et de l’Afrique du Sud de la liste grise du GAFI marque une étape majeure pour la conformité africaine.
Il confirme qu’avec une volonté politique, une coordination inter-institutionnelle et une supervision rigoureuse, la confiance internationale peut être regagnée.

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